dimanche 29 mai 2011

C'est avec une grande tristesse que je me confronte à ma solitude. Dont je suis responsable, mais je ne sais comment. Arrivée à ce stade de ma vie, je ne veux plus voir eprsonne. Toutes mes relations sociales sont du vent.

Même les personnes qui me voient avec plaisir m'ennuient. je n'ai plus envie de les voir. Je songe tristement à cette formule : "Celui qui veut des amis parfait n'a pas d'amis". Ça n'est que trop vrai.

Pourtant, je suis prête à supporter des amis imparfaits, mais leurs imperfections finissent par m'ennuyer, leurs vraies imperfections. Il faut dire que le dernier problème que j'ai eu avec une amie m'a donné un drôle de coup. Elle était imparfaite et avait le droit de l'être. Intransigeante, difficile, elle a retourné contre moi cette intransigeance. Elle l'a fait sincèrement. Je le crois du moins. Mais sincèrement ou pas, cela ne change rien. Parce que je la savais difficile, elle avait eu de nombreux problèmes de relations avec de nombreuses personnes, et j'aurais du être surprise du petit nombre d'amis qu'elle avait. Une personne avec si peu d'amis devait être difficile. Mais j'aimais certains aspects de son caractère. Et voilà

Du coup, je regarde mes amis avec un peu de peur. Peut-être leur demandé-je trop, sans m'en apercevoir. Et donc, suis je déçue. Peut-être suis je difficile à supporter moi même, sans m'en apercevoir. Comment savoir ?

Pour les vacances j'ai longtemps été chez d'autres gens, mais ça ne me semble plus possible. Entre ceux qui me reçoivent volontiers mais chez qui j'ai l'impression de tout salir, et ceux chez qui c'est le bazar, il n'y a pas de milieu. Dans ces cas-là. mieux vaut n'aller chez personne, mais plusieurs insistent pour que je vienne. Que leur dire ?

Dois-je briser toute la relation en leur reprochant d'être trop ordonnée ou pas assez ? C'est aberrant - alors je mens, je fais de la politique. Mais en amitié, ça me semble aberrant aussi. Je cache à l'une que je vais chez l'autre, et prétend aller chez un parent, par obligation (bien pratique, les obligations). Mais n'est-ce pas délirant ?

Dois-je rester chez moi ? Ou partir en hotel club ? Je ne vois aucun charme à l'hotel club. Il ne reste que la location, certes, mais sans convivialité...

Il n'y a pas que l'aspect ménager, il y a la conversation. Celles qui ne parlent que de leurs enfants. Celles qui n'en parlent, de leurs enfants, que pour s'en plaindre. Celles qui se vantent de leurs enfants. Celles qui se vantent de leur boulot.

Si nous parlons de littérature, l'une est depuis 10 ans, dans la célébration balzacienne. Ho. je n'ai rien contre Balzac. mais ne peut-on parler d'autre chose ?

J'ai revu il y a peu une amie, véritable fée ou princesse de mes années étudiantes.Elle est toujours fée, mais mariée, et institutrice. Nous avons parlé avec légèreté et ce fut charmant.

Pourtant, à la fin de la conversation, j'ai senti, avec terreur, l'ennui et la banalité se pointer. Il était temps de aprtir et je l'ai fait, n'emportant que la légèreté, mais effrayée par le monstre tapis là...

Avec le temps on devient surement difficile. Je dois être trop difficile.